Les candidats orateurs pour l'année judiciaire 2021-2022 : 

1. Maître Benoit Lemal

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Picasso disait : «  On met longtemps à devenir jeune ».

A 50 ans, le même âge que les Barbapapas, voici venu le temps de prendre sa plume pour vous offrir un discours.

Après un ancien président (Pierre-Yves Thoumsin en janvier 2021), pourquoi pas un ancien président et ancien membre du Conseil de l’Ordre pour prononcer un discours, lors de la séance de rentrée solennelle le 21 janvier 2022 ?

Et  « demain peut-être  », un ancien Bâtonnier : Jean-Pierre Buyle a débuté la rédaction du sien, Stéphane Boonen et Pierre Sculier y pensent, Michel Forges s’estime encore trop jeune, et Maurice Krings chantonne «  je m’voyais déjà  ».

Les seules traditions qui subsistent sont celles qui évoluent avec le temps, et la Conférence du Jeune Barreau doit demeurer un carrefour intergénérationnel.

Mon métier est ma passion. Le Palais de Justice ma deuxième maison. Le droit pénal l’essentiel de mon activité. 

La conférence rime avec tant de bons souvenirs inoxydables, qu’il parait logique de lui consacrer une nouvelle année.

«  Lemal est partout  » était intitulée la revue en juin 2015, à la fin de mon année de présidence.

Je relève le défi et me lance avec envie dans l’épreuve du discours.

« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais »  disait Oscar Wilde.

A mon âge, je ne suis plus à une folie près, et je forme le vœu que vous me suiviez dans ce nouveau challenge en m’accordant votre confiance.

2. Maître Guillaume Lys

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Il n’est pas si simple de se présenter. 

En tant qu’avocat, on apprend davantage à parler des autres que de soi. 


Que dire donc ? 


Peut-être que je suis comme vous : un jeune avocat qui n’est issu de nul sérail. 


J’éviterai toute présentation grandiloquente, qui ne pourrait être que trompeuse. 


Je n’ai ni titre ni fonction. 


Je ne me reconnais aucun mérite particulier, si ce n’est celui de garder comme vous cette même indignation face aux injustices de notre temps. 


J’ai passé ces sept dernières années au barreau à défendre la détresse de celles et ceux qui ont fui leur pays, et à expliquer le désespoir de celles et ceux qui ne peuvent quitter le nôtre. 


Durant ces années, j’ai tenté d’expliquer l’inexplicable, de mettre des mots sur l’indicible et de faire comprendre ce qui parfois relève de l’inavouable. 


J’ai appris ce que sont la liberté, le crime, la misère, l’expulsion, la souffrance, l'espoir. 


J’ai vu les affres de la détention, de ces chaînes qui annihilent la liberté, et qui font perdre en lucidité ce qu’elles font gagner en fureur.  


J’ai senti la douleur de celles et ceux sur qui s’abat la violence aveugle. 


J’ai compris que, malgré tout, une humanité nous relie. 


Je ne pourrais vous expliquer les raisons précises qui m'amènent à me proposer à ce discours. 
 
Mais une chose est sûre : j’ai des choses à dire.